Mercredi 11 juillet 2007
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Ils sont tous tellement gentils. À me sauter dessus dès qu'ils me voient pour me demander des nouvelles, si on tient le coup, et tout et tout. J'aurai jamais été aussi sociale que depuis que
grand-père est à l'hôpital. Ils me tournent autour, à faire des grands sourires encourageants ou à prendre l'air désespéré de convenance.
Mais ils me fatiguent, tous. C'est épuisant moralement, de leur répondre à chaque fois "Oh bah aujourd'hui il nous a souri un peu, alors je suppose que ça va un peu mieux, mais il va pas bien du tout alors c'est quand même pas brillant. Puis bon, il a vomi les trois bouchées qu'il avait réussi à avaler, aussi, et ils vont l'intuber ce soir. Oui, c'est dur, évidemment, bien sûr on craque de temps en temps, et bien sûr on essaie de garder plus ou moins le moral."
C'est bon, je sais que c'est dur, merci, je le vis. Je sais que c'est affreux, merci, je le vis aussi. Alors qu'ils me demandent des nouvelles s'ils veulent, mais qu'ils prennent pas cet air affligé dès qu'ils me voient, ça me rend malade. À la limite, oui, qu'ils se contentent de me demander des nouvelles, que je voie qu'ils y pensent, parce que ça ça fait plaisir, mais qu'ils écoutent la réponse avec ue tête sobre. On n'a pas besoin de pleureuses.
Surtout, ils sont tous tellement bêtes. Ils appellent, certains. "Ah, j'ai appris qu'André était hospitalisé. Ah, il a une inflammation ? C'est comme moi avec mes rhumatismes..." Attends, laisse-moi réfléchir, lui il mange plus, il maigrit, il est complètement dans les choux, le peu qu'il mange il le vomit, il bouge plus, effectivement c'est juste comme toi avec tes rhumatismes.
Mais parfois, on (re-)découvre des gens d'une gentillesse inouïe. Des gens dont même si on savait qu'ils étaient gentils, on ne s'en était pas vraiment rendu compte. Des gens comme Fatou, qui réussiraient presque à me faire pleurer tellement elle est gentille pour de vrai, tellement on sent sa gentillesse venir du plus profond de son coeur. Des gens dont tu te dis que t'es heureux de les connaitre, même si tu ne les découvres que dans un contexte difficile.
Bande-son de ce soir, indépendemment des paroles, à l'ambiance tout à fait adaptée à mon état d'esprit : Serge Reggiani - Votre fille a 20 ans.
Mais ils me fatiguent, tous. C'est épuisant moralement, de leur répondre à chaque fois "Oh bah aujourd'hui il nous a souri un peu, alors je suppose que ça va un peu mieux, mais il va pas bien du tout alors c'est quand même pas brillant. Puis bon, il a vomi les trois bouchées qu'il avait réussi à avaler, aussi, et ils vont l'intuber ce soir. Oui, c'est dur, évidemment, bien sûr on craque de temps en temps, et bien sûr on essaie de garder plus ou moins le moral."
C'est bon, je sais que c'est dur, merci, je le vis. Je sais que c'est affreux, merci, je le vis aussi. Alors qu'ils me demandent des nouvelles s'ils veulent, mais qu'ils prennent pas cet air affligé dès qu'ils me voient, ça me rend malade. À la limite, oui, qu'ils se contentent de me demander des nouvelles, que je voie qu'ils y pensent, parce que ça ça fait plaisir, mais qu'ils écoutent la réponse avec ue tête sobre. On n'a pas besoin de pleureuses.
Surtout, ils sont tous tellement bêtes. Ils appellent, certains. "Ah, j'ai appris qu'André était hospitalisé. Ah, il a une inflammation ? C'est comme moi avec mes rhumatismes..." Attends, laisse-moi réfléchir, lui il mange plus, il maigrit, il est complètement dans les choux, le peu qu'il mange il le vomit, il bouge plus, effectivement c'est juste comme toi avec tes rhumatismes.
Mais parfois, on (re-)découvre des gens d'une gentillesse inouïe. Des gens dont même si on savait qu'ils étaient gentils, on ne s'en était pas vraiment rendu compte. Des gens comme Fatou, qui réussiraient presque à me faire pleurer tellement elle est gentille pour de vrai, tellement on sent sa gentillesse venir du plus profond de son coeur. Des gens dont tu te dis que t'es heureux de les connaitre, même si tu ne les découvres que dans un contexte difficile.
Bande-son de ce soir, indépendemment des paroles, à l'ambiance tout à fait adaptée à mon état d'esprit : Serge Reggiani - Votre fille a 20 ans.
Par Pattes
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Publié dans : Mon père ma mère mes frères...
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