"Il n'y a guère que les paroles qui semblent d'abord inutiles qui comptent dans une oeuvre".
- Maurice Maeterlinck - "Le tragique quotidien", Le Figaro, 2 avril 1894
C'est le sujet de littérature de Normale de cette année. En tant que sujet, j'en sais trop rien, mais en tant que citation comme ça, je la trouve jolie. Et puis j'ai l'impression que c'est pareil dans la vie : ce sont tous ces mots lancés auxquels on ne prête pas attention qui portent la différence d'avec le voisin.
Le fait que j'aime les roses, que j'adore souffler sur les pissenlits, que j'éprouve une véritable passion pour Schumann, Karajan, Debussy, et M. Maunas, que je collectionne les poules, et que j'aime qu'on m'offre même un objet insignifiant s'il traduit une attention pour moi, c'est ça qui fait moi. Me, myself and I.
Bande-son : Samuel Barber - "The secrets of the old", op. 13 no. 2
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