L'étudiante pressée

Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /2007 17:26

Le problème d'un blog, c'est que parfois, on n'a plus envie d'y écrire. Au bout d'un moment, on se dit qu'il serait peut-être bien de laisser juste un petit mot pour dire qu'on va revenir, mais en fin de compte, dès qu'on écrit ce mot, c'est pour se relancer dans le blog, c'est assez paradoxal.
Silence radio pendant  une vingtaine de jours, pas envie d'écrire, pas la motivation, pas le moral.


Ces vacances sont passées très vite. Mois de juillet à régler des prolèmes administratifs, à essayer de récupérer les cours pour les partiels, à chercher des livres inédits en français pour le master d'anglais. Puis deux semaines merveilleuses, mieux que chaque année, à base  de chant, de soirées au bar après les concerts, de rencontres, de découvertes. Que du bonheur, quoi.
Puis retour à la réalité parisienne, avec du travail de partiels, plus ou moins, seule à la maison pour cause de famille en vacances avec l'hôpital tous les deux jours, avec le changement d'hôpital, avec elle qui passe à Paris et en un surnom d'il y a des années me replonge dans mon enfance. Suivent trois jours à côté de Toulouse, sous la pluie, puis trois jours de retour avec des pauses tous les 200 kms pour visiter. Puis la rentrée, hélas.


Partiels depuis vendredi, complètement à l'arrache, sans savoir quelle va être l'épreuve une heure avant. Vendredi, grec, semestre 6, version (ça va) et littérature (Théocrite). Va donc traiter l'amour dans les Idylles XI, VI et VII quand d'une part tu n'as jamais lu les textes, et que d'autre part on t'a toujours dit qu'il s'agissait des Idylles XI, VII et II...

Ce matin, grec à nouveau : semestre 5, papyrologie et linguistique. Autant la linguistique c'est mais alors pas cool du tout (les emplois du datif, miam), autant la papyro c'est drôle, drôle, drôle - on dirait les jeux du journal de Mickey, avec des signes cabalistiques à déchiffrer pour former un texte. Ceci dit, je crois que je suis la seule de la salle à avoir trouvé ça marrant.

Puis improvisé de grec, Mme la prof, qui est comme on me l'avait dit absolument adorable, a quand même trouvé le moyen de me poignarder avec comme dernière phrase "vous étiez grande débutante, en prépa ?" Non non, j'ai bien commencé le grec en troisième, j'ai simplement pas assez bossé ^^' 

Cet aprèm (c'est curieux cette tendance que j'ai de mettre "après-midi" au masculin quand il a éta mauvais, et au féminin quand elle a été géniale...), ancien français. J'avais croisé les doigts de pied pour qu'on ait une traduction à faire, parce que même sans être calé tu peux toujours espérer t'en sortir, mais de toute évidence, ça n'a pas suffi - on a eu de la grammaire pure et dure. Le genre d'épreuve dont j'aurais été enchantée et ravie si j'avais appris l'ancien français toute l'année au lieu de le découvrir en exclusivité aujourd'hui. Genre la la déclinaison de "icelle" et la genèse et l'évolution du futur, entre autres.

Mercredi, anglais, la seule épreuve qui me fait sourire, et après ça recommence, latin, latin, français, latin... Et les oraux.



Demain, je commence les auditions de chant. Autant les partiels je me dis que j'y vais juste pour voir à quoi ça ressemble, autant en chant je veux vraiment être prise quelque part. Lui me dit qu'on prend sur le potentiel, je ne sais pas si ça me rassure vraiment. Est-ce que j'en ai, du potentiel ?



Je retourne au turbin, j'ai deux livres en anglais à lire pour mercredi, et une centaine de textes de latin et de grec à apprendre pour la fin de la semaine. Adieu.
Par Pattes - Publié dans : L'étudiante pressée
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