On en a traduit un bout avec Madame Prof d'anglais, il y a deux ans (fichtre, que le temps passe vite). Je ne sais pas si j'aime Kerouac, mais il me semble qu'à l'époque j'avais eu envie de
lire son livre, et qu'évidemment je n'en ai pas eu le temps. Pas le temps au début, puis j'ai dû oublier.
C'est triste, la vie, quand on oublie tout au fur et à mesure parce qu'on est trop pris... Peut-être qu'il faudrait se laisser le temps, ou plutôt le prendre, d'aller au musée, visiter Orsay pour de vrai, faire le Louvre dix fois pour ne jamais le finir, de se balader dans les parcs, au Luco, tiens, par exemple, retourner au jardin du Ranelagh pour se rappeler le vélo sur les bosses et le toboggan toujours occupé, d'aller au cinéma, au moment de la sortie des films au lieu d'essayer de les voir quand enfin ils sortent à la télé, avec tout le monde et n'importe qui...
Vivre, en somme ?
(Et il faut absolument écouter Kerouac en parler lui-même ici)
(Et écouter Allen Ginsberg et sa lecture de The Lion for Real ici)
Ils m'ont écrit ici