Vendredi 19 décembre 2008
Moi, j'aimais bien quand j'étais petite, et que je ne réfléchissais pas trop.
Il y avait les gens que j'aimais bien, et ceux qui ne m'aimaient pas. Les personnes à qui je parlais, je leur parlais juste. Bon, évidemment, au début c'était surtout des filles, hein, forcément,
parce que les garçons ne s'adressaient qu'à leur homologues virils, mais ça ne changeait pas grand chose. Je leur parlais, donc, simplement, sans me poser plus de question que ça.
Un jour, bêtement, j'ai grandi, je ne sais plus trop comment, mais je me rappelle très nettement avoir lu un article stupide sur le "contact" — le vrai, hein, celui qui fait retirer ses lunettes
d'un air absent, replacer sa mèche de cheveux derrière l'oreille pour la dixième fois, cheveux qu'on recoiffe négligemment d'ailleurs, ou que l'on ébouriffe, selon le sexe, et frôlements.
Et vas-y que je te touche le bras en parlant, que je laisse l'air de rien ma main sur ton épaule après l'avoir tapotée, qu'en tentant dans un éclat de rire de t'étrangler tu te retrouves
complètement dans mes bras, et que toi, comme t'as lu ton article stupide, quand on te le fais remarquer, tu te poses des questions, alors que normalement, ça te serait passé complètement
au-dessus.
Verdict du point de vue extérieur : "Il est pas mal, ouais, drôle, on se sent vite bien avec lui, il a de la repartie ça va, il a l'air compétent dans son domaine, j'aime bien son humour, ça va,
tu peux continuer de le voir en cours, il peut faire un super pote. Mais... il va au contact, quand même."
Ils m'ont écrit ici