Ca a fait comme une claque.
Comme un coup de furvent pris sans s'y attendre en pleine figure. Puis comme l'humidité de la Flaque partout, insidieuse. Puis comme la rage d'avancer du Goth —
incapacité d'arrêter, de ne pas savoir — détresse de progresser dans cette épaisseur de monde magma épaisseur.
Et puis il y a eu les pauses, la Horde comme projetée à bout de bras loin de ma tête, de mon corps, besoin vital
de reprendre son souffle, n'importe où, à la fin d'un chapitre, au milieu
d'une phrase. Assimiler les échos des mots, les ondes de chocs en répercussion en moi. Les résonances raisonnances arraisonnances
L'admiration technique très vite dépassée par l'accoutumance toujours nouvelle du désir d'aller plus loin plus vite, les yeux qui sautent une page pour mieux y revenir et découvrir qu'ils
l'avaient comme déjà lue, la matière qui se crée à l'intérieur du ventre sans savoir comment, qui se rend intrinsèque nécessaire qui apparaît pas créée en fait toujours déjà présente,
redécouverte d'un vif encore de tout temps là invisible mis au jour par son mouvement, matière organique translucide de liens défaits mouvants l'essence même le vif
Et d'un seul coup l'Extrême-Amont qui sans prévenir pose un terme inexistant, fin irréelle, absence vertigineuse de limite quand tout s'arrête, le vide qui survient, avale tout, spirale au fond
de moi, plus de passé plus de futur plus d'envie plus de besoins plus de monde plus de famille rien que eux et moi et tout ça et tout rien et plus de mots vide
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Par Pattes
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Publié dans : (Ipse)Metatextualité
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J'aime bien ton blog, tu veux être ma pote de MSN ?
Hey_57@hotmail.fr pour discuter de tout et de rien et des deux en même temps, a plus!