Vendredi 6 novembre 2009


Bon. Il faut voir les choses en face : j’ai plein de choses à dire. Des réponses spirituelles, des moments d’exaltation sous couvert de textes détachés, des petits riens, un peu tout.


Mais l’autre face à voir, c’est que je n’ai plus l’inspiration — le souffle poétique, tout ça tout ça. Comme dans ces affreux moments où on sait qu’il y a une blague à faire, cachée quelque part dans le creux de la phrase précédente, mais qu’on n’arrive pas à mettre le doigt dessus.




J’aurais voulu écrire que j’ai été au Festiblog pour la troisième fois, que c’était chouette et ensoleillé, que l’an prochain je veux y aller avec tout le monde, et mettre des scans des jolis dessins que j’ai récupérés.



J’aurais voulu parler de cette année placée sous les augures de la vraie vie avec toutes ses facettes, de tout ce que j’ai été voir au théâtre, Mort en Échecs qui était tellement drôle et qui sortait tant de mes habitudes, La Belle et la Bête qui était tellement inattendue et qui collait tellement à mes trois ans et demis, et tous mes projets de sorties.



J’aurais voulu parler de l’autre facette, le mémoire, les stages qui se cherchent, qui se trouvent, les CVs, les lettres de motivation, le management, le marketing, le journalisme, l’édition, les milieux qui se croisent, les luttes internes entre le sujet sur lequel  et la directrice avec laquelle je veux travailler l’an prochain, et la joie que la bibliothèque de la Sorbonne ne soit finalement pas encore en travaux.



J’aurais voulu parler, plus ou moins clairement, des gens que j’ai rencontrés cette année et que je vais continuer à rencontrer, de ce qu’ils m’ont apporté ou non, de ceux que j’ai rencontré avant et qui me font rire, chanter, pleurer, de ceux qui me manquent parce qu’ils ne sont plus là, de ceux qui m’ont fait redécouvrir le goût de l’air frais quand ils sont partis, de toutes les bêtises qu’on a été faire, à base de photos stupides et de sourires sous la pluie, et le reste.



J’aurais voulu déposer sur cet équivalent si pratique du papier toutes mes interrogations philosophiques sur l’avenir de la littérature, sur l’importance de ce que je lis (et en profiter pour caser toutes mes citations merveilleuses), sur mon avenir plus ou moins proche, sur mon envie toujours grandissante d’être dans dix ans et mon inquiétude aussi grandissante que ce soit une idée stupide, sur mes relations avec les gens, sur la nature humaine, sur combien tu me manques parce que tu as toujours vu plus clair dans ma tête que je ne l’ai jamais pu et que parfois j’en aurais bien besoin en ce moment, sur si un jour je vais réussir à être grande.








Mais voilà, c'est cassé.

Par Pattes - Publié dans : (Ipse)Metatextualité
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Commentaires

Hey hey!
J'arrive comme un cheveu sur l'article pour dire que rester bloquee et avoir les mots qui titillent la plume n'est pas forcement si mal, disons un signe d'evolution!
Quand a l'intertextualite sous jacente du texte, c'est tres frustrant d'avoir un apercu sans detail de tous ces evenements qui mis bout a bout semblent conduire a une belle evolution.

Ceci dit, je comprends, mon niveau de blogging est faible en ce moment!

J'espere que tout va bienm et je continue a te lire regulierement!
Commentaire n°1 posté par Benoit le 07/11/2009 à 12h15
Oy ;)

J'aime bien quand tu arrives comme un cheveu sur les articles, moi. (Et quand tu écris aussi, oui ^^ C'est peut-être d'autant plus agréable que c'est rare, remarque (ou pas).)

Je te fais ma proposition malhonnête du jour : un mail avec les détails, embrouillé et sans queue ni tête comme d'habitude, contre une réponse avec des détails aussi et une simili promesse de ne pas se rater la prochaine fois que tu passes à Paris. Deal ?
Commentaire n°2 posté par Pattes le 08/11/2009 à 12h23
 
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