Et ces bouts de phrases qui me tourbillonnent dans la tête, sans grand sens, sans lien.
Je déteste Musset. Mais cette mise en scène était simplement hallucinante.
I’m a helpless romantic, an incurable dreamer.
… faudrait ajouter un peu osée parfois, aussi. Mais ça viendrait comme un cheveu sur la soupe.
Je veux danser. Je veux la robe de Belle.
Encore une preuve que tu ne m’as jamais comprise. Et que tu ne me comprendras sans doute jamais.
Je devrais arrêter d’aller au théâtre. J’ai la peau trop fragile pour la littérature. Elle me marque, me scarifie à jamais. Comme des coups dans l’estomac, comme ces basses mises trop fort que je ne pouvais pas écouter quand j’étais petite.
Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s'abandonne à un amour sans espoir ! Malheur à celui qui se livre à une douce rêverie avant de savoir où sa chimère le mène et s'il peut être payé de retour !
- Que tu es heureux d'être fou !
- Que tu es fou de ne pas être heureux !
- Faut-il te parler franchement ? ne te riras-tu pas de moi ?
- Laisse-moi rire de toi, et parle franchement.
Fais ce que tu voudras, mais ne me trompe pas, je t'en conjure; il est aisé de me tromper, je ne sais pas me défier d'une action que je ne voudrais pas faire moi-même.
Ayez des secrets pour moi, mon enfant, mais non pas de ceux qui vous rongent le coeur et vous rendent insensible à tout ce qui vous entoure.
Il faut croire que sa passion pour moi était quelque chose comme du chinois ou de l'arabe, puisqu'il lui fallait un interprète, et qu'elle ne pouvait s'expliquer toute seule.
- Vous ne pouvez aimer ni haïr, et vous êtes comme les roses du Bengale, Marianne, sans épines et sans parfum.
- Bien dit. Aviez-vous préparé d'avance cette comparaison ? Si vous ne brûlez pas le brouillon de vos harangues, donnez-le-moi, de grâce, que je les apprenne à ma perruche.
Qu'est-ce après tout qu'une femme?
L'occupation d'un moment, une coupe fragile qui renferme une goutte de rosée, qu'on porte à ses lèvres et qu'on jette par-dessus son épaule. Une femme ! c'est une partie de plaisir ! Ne pourrait-on pas dire, quand on en rencontre une : voilà une belle nuit qui passe ? Et ne serait-ce pas un grand écolier en de telles matières que celui qui baisserait les yeux devant elle, qui se dirait tout bas :
“Voilà peut-être le bonheur d'une vie entière”, et qui la laisserait passer ?
Tu as l'air d'aller te noyer. Voyons, Coelio, à quoi penses-tu ? Il y a d'autres Marianne sous le ciel. Soupons ensemble, et moquons-nous de cette Marianne-là.
Je sais agir, mais je ne puis parler. Ma langue ne sert point mon coeur, et je mourrai sans m'être fait comprendre, comme un muet dans une prison.
L'homme qui vous aime depuis un mois, qui s'attache à vos pas, qui mourrait de bon coeur sur un mot de votre bouche, celui-là vous déplaît ! il est jeune, beau, riche et digne en tout point de vous ; mais il vous déplaît ! et le premier venu vous plaira !
La cendre que renferme cette tombe est tout ce que j'ai aimé sur la terre, tout ce que j'aimerai. Lui
seul savait verser dans une autre âme toutes les sources de bonheur qui reposaient dans la sienne.
Je ne vous aime pas, Marianne ; c'était Coelio qui vous aimait !

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